La donnée est le vrai visuel. Voici ce qu'on mesure.
Chaque installation produit des indicateurs horodatés, géolocalisés et traçables. Validés scientifiquement, ils s'inscrivent dans vos cadres de reporting.
7 KPIs par site
Couverture des sites en suivi continu
Part des sites équipés dont les données remontent automatiquement dans l'app, horodatées et exploitables pour le reporting.
Un protocole conçu avec Biotope Environnement
Le déclin des insectes pollinisateurs est documenté, mais l'efficacité réelle des infrastructures pour la biodiversité reste discutée dans la littérature scientifique. Biotope Environnement et BetterflyBox ont donc construit un protocole standardisé, robuste et reproductible pour mesurer et non supposer l'impact de chaque installation, y compris en contexte urbain et péri-urbain fortement contraint.
Objectif scientifique
Évaluer l'impact réel de l'installation d'infrastructures pour la biodiversité sur la biodiversité locale, en milieu urbain, péri-urbain, industriel et péri-industriel.
Objectif opérationnel
Produire des indicateurs quantifiables, auditables et comparables, exploitables dans les cadres CSRD et ESRS, pour le pilotage d'une stratégie ESG et la justification d'une conformité réglementaire.
Le standard BACI, avec site témoin obligatoire
Le protocole s'inscrit dans la tradition des études « Before-After-Control-Impact » (BACI), la référence méthodologique pour évaluer une intervention sur la biodiversité. Il combine des indicateurs biologiques (espèces, abondances, guildes fonctionnelles) et environnementaux (habitat, connectivité, perturbations) sur un minimum de 3 à 5 années consécutives, avec des fenêtres de collecte strictement synchronisées d'une année sur l'autre. Un site témoin, sans infrastructure, ou un scénario de référence est systématiquement requis : sans lui, aucune inférence causale n'est possible et aucun impact réel ne peut être démontré.
Quatre hypothèses sont testées à chaque installation : augmentation de la richesse en insectes (pollinisateurs, auxiliaires et indigènes), augmentation de l'abondance des individus, modification de la structure des communautés, et amélioration des caractéristiques de l'habitat.
Quatre zones emboîtées, du nichoir au paysage
L'échantillonnage spatial est structuré en cercles concentriques autour de chaque infrastructure, chacun avec son propre protocole de collecte.
Le nichoir
Observation directe de l'occupation des alvéoles, identification des taxons nicheurs, état de conservation des matériaux. La mesure de l'effet direct le plus immédiat.
Butinage immédiat
Pièges pan, transects de pollinisation, quadrats floristiques. Rayon cohérent avec le comportement observé chez Halictus, Osmia et Megachile.
Influence écologique locale
Microhabitats, flore ressource, structure végétale, prélèvements de sol, la distance de dispersion quotidienne de la majorité des abeilles solitaires.
Niveau paysager
Connectivité écologique, occupation des sols et fragmentation des habitats, analysées par SIG et télédétection.
12 indicateurs SMART, biologiques et environnementaux
Chaque indicateur est défini selon une méthode SMART (spécifique, mesurable, atteignable, pertinent, borné dans le temps) et adossé à la littérature scientifique. La liste est adaptée au contexte de chaque site et aux objectifs de reporting du client.
Indicateurs biologiques: espèces et communautés
Pourcentage d'alvéoles colonisées par taxon, mesuré par observation directe et photographie standardisée à chaque session de terrain, sur l'ensemble des 3 années. Indicateur proximal direct de l'utilisation de l'infrastructure. Protocole : inspection visuelle de chaque alvéole selon une grille de codage standardisée (vide / opercule partiel / fermé / occupé par prédateur ou parasitoïde).
Nombre d'espèces d'insectes capturées et identifiées par session, dans les zones 2 et 3, sur un minimum de 3 sessions par année. Protocole : filets entomologiques sur transects, pièges pan jaune/bleu/blanc, piège Malaise en zone 3, identification morphologique confirmée par ADNe/metabarcoding (COI) pour les taxons difficiles.
Nombre d'individus par espèce et par piège (24h pour les pièges pan, 4h pour le filet), par zone et par session. Cet indicateur distingue les effets sur la richesse spécifique des effets sur la densité de population, deux réponses fonctionnellement différentes selon la littérature.
Indices de richesse fonctionnelle (FRic), de traits communautaires pondérés (CWM) et de divergence fonctionnelle (FDiv), calculés à partir des traits de pollinisation (taille du corps, longueur de la langue, spécialisation florale, type de nidification). Capture des dimensions de l'impact que la seule richesse taxonomique ne reflète pas.
Nombre de visites d'insectes pollinisateurs par espèce florale, par fleur et par heure d'observation, mesuré sur des transects standardisés de 50 m en zone 2. Indicateur de service écosystémique directement lié à la présence des pollinisateurs, mesuré dans des conditions météo contrôlées (température, vent, absence de pluie).
Date de première et de dernière observation de chaque espèce par année, et fenêtre d'activité en jours, calculées à partir des sessions de terrain et de données bioacoustiques. Permet de détecter les décalages phénologiques d'une année sur l'autre, un indicateur d'adaptation au changement climatique.
Indicateurs environnementaux: habitat et continuité
Pourcentage de couverture et nombre d'espèces de plantes mellifères et pollinifères, mesurés sur des quadrats permanents géolocalisés (10 par zone) à chaque session. La disponibilité de ressources florales est le principal déterminant de la richesse en pollinisateurs à l'échelle locale.
Valeur moyenne et coefficient de variation du NDVI (indice de végétation par différence normalisée) dans un rayon de 50 m, calculés à partir d'images drone ou satellite. Un proxy fiable et reproductible de la biomasse et de l'hétérogénéité végétale, elle-même corrélée à la diversité des insectes.
Indice de connectivité intégrale (IIC) et probabilité de connectivité (PC) calculés sur la zone 4 (rayon 500 m) à partir d'une carte d'occupation des sols actualisée annuellement. La connectivité paysagère conditionne la colonisation et la persistance des populations d'insectes, une mesure standard des évaluations d'impact biodiversité au sens de l'UE.
Surface de bois mort, sol nu, litière, pierres, eau stagnante et parois sableuses présents dans un rayon de 50 m, mesurée une fois par an par relevé terrain et photo-interprétation. Ces microhabitats déterminent les possibilités de nidification au sol pour les espèces non hébergées par l'hôtel mais influencées par sa présence.
Densité et richesse des Collemboles, ainsi que pH, matière organique et humidité, mesurés sur des carottes de sol une fois par an. Les insectes édaphiques sont des indicateurs de qualité de sol standardisés (ISO 23611-2), lequel influence directement la nidification des abeilles terricoles.
Nombre et nature des événements de perturbation (pesticides, tonte, débroussaillage, élagage, travaux) enregistrés dans un journal standardisé mensuel, par zone, sur l'ensemble du suivi. Ces perturbations sont des covariables majeures dans l'analyse d'impact ; leur absence de contrôle est la principale source de biais des études sans protocole.
Un calendrier de collecte strictement synchronisé
La comparabilité inter-annuelle des données repose sur une synchronisation stricte des fenêtres de collecte. Toutes les sessions biologiques se tiennent entre 9h et 17h solaires, par température supérieure à 15°C, sans pluie et par vent inférieur à force 3 Beaufort.
Baseline
Mars, avant installation (année 1). État initial complet : biologique, sol et SIG.
Session printanière
15 mai – 15 juin, chaque année. Émergences et pollinisation précoce.
Session estivale
1er août – 15 septembre, chaque année. Pic d'activité et nidification.
Bilan annuel
Novembre, chaque année. Mise à jour SIG, microhabitats et bilan de la saison.
Chaque session T1 et T2 comprend : transects de pollinisation, pièges pan sur 48h, relevés floristiques, observation directe des infrastructures et déploiement des enregistreurs acoustiques. Les pièges Malaise restent en place en continu de T1 à T2, soit 3 à 4 mois de collecte.
Numérique, science participative et logiciels libres
ADNe & metabarcoding
Analyse de l'ADN environnemental (COI) à partir d'un prélèvement d'eau, de sol ou d'un pool d'insectes broyés : des dizaines d'espèces identifiées simultanément, sans expertise morphologique poussée.
iNaturalist & science citoyenne
Les observations qualifiées soumises sur le terrain complètent les sessions officielles, exportables via le GBIF. Utilisées en données complémentaires, jamais en données primaires.
QGIS + Conefor
Cartographie paysagère et calcul des indices de connectivité écologique (IIC/PC), réalisés entièrement avec des logiciels libres.
R + package Vegan
Indices de diversité (Shannon, Simpson, FRic, CWM), raréfaction et analyses multivariées (RDA, NMDS), calculés en open source.
Les cadres réglementaires couverts
Plutôt qu'un tableau dense, chaque cadre est présenté en card aérée lisible sur mobile comme sur ordinateur.
Reporting durabilité
Données biodiversité horodatées et traçables, exploitables dans vos états CSRD et la documentation des impacts.
Critères environnementaux
Contribution mesurable à la protection et à la restauration de la biodiversité et des écosystèmes.
Certification bâtiment
Les installations comptent dans les crédits Land Use & Ecology (LE) de la certification BREEAM.
Standard EFRAG mid-cap
Structuration des indicateurs biodiversité pour les PME et portefeuilles non soumis à la CSRD.
Nature-related disclosure
Données d'état de la nature sur site, alignées sur le cadre de divulgation TNFD.
Reporting investisseur
Indicateurs d'impact biodiversité pour la communication produit et le reporting investisseur.
« Les données sont horodatées, géolocalisées et traçables. C'est cette traçabilité qui distingue une donnée auditable d'une allégation marketing. »
